Les Malheurs de S... Thy.

Les Malheurs de S... Thy.
Samedi, le 7 mars 2009

Heure : 02h02 (En vrai c'est 03 mais quand j'ai regardé c'était 02 et j'ai envie de me dire que quelqu'un pense à moi >.<)
Poids : 2000 kilos

Vous êtes évidemment en droit de vous demander ce que je fabrique ici en pleine nuit - ou matinée, chacun voit les choses à sa façon - sous un sublime ventre dessiné par mes soins à blablater des blablas inutiles. Eh bien, je vais vous répondre : je n'en ai abs... Euh non, je me goure de scénario là. Je disais donc, je vais vous répondre : je m'ennuie. Ben oui, qu'est-ce que vous voulez, quand on est vieille, seule, grosse et destinée à mourir dévorée par des bergers germains comme moi, on dort des dizaines d'heures par nuit pendant ses vacances et on se retrouve l'avant-veille de la rentrée *spasme de la mort* à s'ennuyer en pleine nuit et faire des articles tout ce qu'il y a de plus idiot. Mais j'ai entendu dire que ça se soignait, tout va bien.

La question suivant c'est, évidemment : mais pourquoi suis-je seule et grosse ? (et futurement dévorée par des bergers germains, cqfd) Simplement parce que je poireaute depuis, quoi... Trois bonnes heures en attendant mon chéri qui est, dixit son pseudo, en train de "tenter de scriber". Depuis le temps il a dû se noyer dans son pot d'encre ou s'assomer avec son clavier, c'est pas possible autrement. D'ailleurs j'ignore pourquoi je pense à ça mais je parie qu'en hispannique "clavier" se dit "Glabière" ou un autre mot débile du genre. Revenons à nos espadons. Donc, je suis seule. Conséquence de la solitude : je commets l'erreur de zieuter de trop près le paquet de Prince de Lu (Oups, fallait pas donner de marque ? O.o Trop tard) abandonné nonchalamment et sans surveillance dans mon placard, finit par en manger un, passe le reste de la soirée à penser à en manger et emporte le paquet entier dans ma chambre en grognant et en faisant 200 abdos pour alléger ma conscience entre chaque biscuit. D'où l'effet seule et grosse.

En plus de ça j'ai commis l'erreur de me regarder dans la glace et ai constaté que le séchage naturel de perruque me faisait ressembler à un furet sous amphétamines. Remarquez, avec tout ce que j'ai mangé comme Prince y'a sûrement une drogue quelconque là-dedans, le ci expliquerait donc le ça. Breeeeeeef. Et donc après avoir regardé le concert des Enfoirés édition 2008 à fond la caisse claire dans mon salon et chanté à tue-caboche, regardé un épisode de Grey's (en VOSTFR, attention, je regarde intelligent) et deux de Dr House puis fini, dans un accès de paranoïa aigue à force d'être seule dans une grande maison vide, par me coudre une jaretelle porte-coutelas avec un vieux bas troué, un élastique et un couteau, cousu convenablement l'élastique dans la jaretelle du bas préalablement retirée, puis rajusté ladite jaretelle qui s'est révélée trop grande, je crois que j'ai épuisé toutes les activités assommantes et destinées à faire passer le temps que je puisse inventer aussi tardivement. Ah oui, j'ai aussi réajusté la photo du ventre de mon ABSENT fiancé ci-dessus (sublime hein ? *.*) et l'ai wizzé un bon millier de fois. A tous les ramponneaux le gus en question a décidé d'aller s'allonger pour des raisons mystérieuses et a fini par plonger en plein sommeil, le bougre. Bon, je ferais bien d'aller faire de même moi, je crois que j'ai épuisé mon taux d'idioties pour les quinze prochaines secondes, profitons-en pour nous éclipser de notre propre tête avant de tourner vieillefollebelgede55anhabilléecommeuneclochardetraînantdanslesruesenprétendantenquêtersurl'affaire
DutrouetfemmedeDanyBrillant. Je me comprends U.u

Gute Nacht.

~°_Enora_°~
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# Posté le vendredi 06 mars 2009 20:24

La vraie histoire de Cendrillon.

La vraie histoire de Cendrillon.
Jeudi, le 19 février 2009

C'est
fou comme des fois tout peut basculer en un quart de seconde. Le paradis devenir cauchemar, la vie devenir mort, la confiance devenir trahison. C'est dingue comme en un instant tout peut passer d'un côté à l'autre. On se croit en sécurité, à l'abri, bien au chaud dans ses bras, mais non. Tout ça n'était qu'imposture, fac-similé, un rêve auquel on a bien voulu croire. Finalement Cendrillon se fait bien vite rejeter dans sa masure avec ses acariâtres demi-s½ur et sa marâtre jusqu'à ce que mort s'ensuive, parce que le Prince charmant en a eu autre chose à secouer et a décider d'arrêter d'aider les miséreux, parce qu'à la fin ça va bien hein. Faut pas pousser Dumby dans les mandragores. Et la pauvre souillon n'a plus que ses yeux pour pleurer, s'apitoyer sur son sort, se demander ce qu'elle a bien pu faire à Merwyn pour se retrouver seulabre à pleurer et s'apitoyer sur son sort pendant que son ex-beau prince s'éclate avec la princesse d'à côté. Qui elle était à la hauteur, belle, riche, robe blanche immaculée, sourire émail diamant à toute épreuve et j'en passe. C'est sûr que ça change des traînées ramassées dans la poussière et la crasse, c'est direct le niveau au-dessus.

Mai
s dans notre histoire c'est à Cendrillon qu'on s'intéresse. Qu'est-ce qu'au juste elle est censée faire dans ce genre de cas ? Empoigner la hache du bucheron du coin et aller assassiner férocement le Prince et sa princesse en éclatant de rire, couverte de sang, devant leurs cadavres unis même dans la mort ? Mouais, pas très classe. Ou alors choisir la solution plus perfide, verser on ne sait quel poison à mort instantané type celui de Roméo dans leur breuvage et se trisser sur la pointe des nougats pendant qu'ils agonisent ? Ou rester dans sa masure à pleurer toutes les larmes de son corps et décider de se faire nonne pour ne plus jamais revivre pareille souffrance ? Ou s'embrocher avec le bidule pour remuer les cendres dans la cheminée ? Personne avait jamais pensé à ça, je parie : qu'est-ce que ferait Cendrillon si elle était dans la vie réelle et pas un de ses stupides contes qui essayent de faire croire aux pauvres filles naïves et crédules qu'un amour tel que celui-ci existe ? Qu'est-ce qu'elle ferait si au lieu d'être heureuse et d'avoir plein d'enfants elle se faisait tromper et larguer comme une vieille guenille par le sublime Prince ? On se dit toujours que comme Cendrillon a passé une vingtaine d'années misérables son histoire ne peut se finir que dans des gerbes de riz et des sourires béats, mais c'est faux. Les gens dont la vie commence par être merdique peuvent être sûre qu'elle va le rester jusqu'à la fin, c'est comme ça. La rédemption des pêchés, la compensation de la merde par de belles années, c'est du pipeau. Autant pisser dans un violoncelle.

Mais il
peut encore y avoir pire – eh oui, la pauvre Cendrillon est pas au bout de ses peines. Forcément quand on souffre le martyr ça met rarement en joie, mais alors en plus le Prince et la princesse, tranquilles dans leur super château (oui parce qu'il se produit un phénomène trèèèès bizarre quand Princes et princesses sont enfin réunis pour savourer leur amour, ils ne parlent plus que d'eux en disant « nous » comme si le fait de s'envoyer en l'air et de passer jours et nuits ensemble avait littéralement fait fusionner corps et cerveaux. Dingue hein ?), viennent se plaindre parce que la pauvrette pleure trop fort. Elle peut pas souffrir en silence celle-là, franchement ! On peut jamais être tranquilles, c'est fou quand même, gardes, arrêtez-la ! Elle va quand même pas se plaindre de s'être faite larguer, tromper et de pas être foutue d'assumer ses peines de c½ur toute seule sans déranger la populace princière alentours. Laissez dîner les souverains en paix, voyons. Du coup la pauvre Cendrillon s'exile dans un grenier quelconque et se fait dévorer par des souris puisque le mariage était annulé et qu'elles avaient plus de robe à fabriquer donc on pas eu leur paye règlementaire pour s'acheter des apéricubes et en sont venues à devenir humanovores. C'est ainsi que se finit la sublime histoire de Cendrillon version In Real Life. Qu'elle repose en paix.

~°_Enora_°~
# Posté le jeudi 19 février 2009 13:03

Tentative de résumé du Taj-Mahal des PNA (Et là vous comprenez rien du tout ^^ Hahaha)

Tentative de résumé du Taj-Mahal des PNA (Et là vous comprenez rien du tout ^^ Hahaha)
Dimanche, le 4 janvier 2009 (C'est super flippant !!)

20h47

Vous allez jamais me croire, mais les vacances sont déjà finies. Tout à fait. On a même pas eu le temps de les voir commencer, je suis totalement d'accord avec vous. Franchement, c'est pas honteux ? Avec tout le travail qu'on fait, toute l'année, on pourrait disposer d'un peu plus de temps libre que ça. Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, le « gouvernement » *à prononcer en agitant les mains comme on prononcerait « Le Grand Dantoooooon »
Tout ça pour dire que c'est honteux. Attention, n'allez pas interpréter que j'ai passé des mauvaises vacances ! Oh non, bien loin de là. Les traditionnelles fêtes de famille, de fin d'année et tout le binz Nowelesque habituel passé – avec succès, comme vous pouvez l'observer : je suis saine et sauve, Merwyn soit béni -, je me suis enfuie l'espace d'une semaine chez mon amant (Qu'est-ce que c'est romantique dit comme ça ^^). La semaine classée dans le top 3 des plus belles de ma vie, en première place sûrement. Après un voyage en train un peu tumultueux (prenez six personnes, dont cinq très très vieilles, crachotantes et néerlandaises, une dame très pénible qui fait changer tout le monde de place, une ado et sa valise grosse comme une armoire, plus un sac, une fresque, cinq autres valises et sacs en tous genres, mettez le tout dans un minuscule compartiment à peine étouffant, remuez bien et laissez reposer quatre heures), je suis arrivée à la gare pour l'embrasser et le câliner pour la première fois depuis deux mois. Et vous pouvez pas savoir comme ça faisait du bien.

Ensuite on est rentrés chez lui et on s'est occupés, ben comme s'occuperaient des âmes-s½urs qui se sont pas vues depuis deux mois, je vais pas vous faire un dessin (avec ou sans mouton ?). Dimanche j'ai passé ma combinaison de super décoratrice (Appelez-moi Valérie Damidot), ai fermé la porte au nez de mon chéri (shame on me, shame on me *se flagelle*) et passé l'aprèm à redécorer son studio à force de miroirs, fresque, mots d'amour, images, et beaucoup de scotch et de patafix. D'accord, si vous y tenez, je vous transmettrai une photo – dès qu'il en aura prise, parce que j'ai, hum, comment dire... Oublié xD Il a aimé, ouf, quel soulagement. Moi qui avais peur que toutes les lumières, étagères, guirlandes de c½urs ou étoiles phosphorescentes sur les étagères, à présent noires, soient de trop.
Lundi on est allés voir Le Jour où La Terre S'arrêta au cinéma (j'ai pas compris la fin mais passon), mangé dans une crêperie aux prix exorbitants et squattée par des vieilles – mal – liftées qui papotent pendant des plombes sur leur shopping aux quatre coins de la planète, de leurs repas régimes et autres discussions ridicules mit le petit doigt levé sur les calories du Coca Light. Non mais j'vous jure... Après avoir payé – vous n'en revenez pas d'autant de savoir-vivre hein ? =P -, cinématé, cassé les fauteuils de la salle la plus minuscule que j'ai jamais vue, s'être ramassé devant les autres spectateurs et être rentrés, on a passé la soirée à un peu bosser, un peu lire et beaucoup rigoler. Vous saviez que Bonappe avait noyé son poisson rouge ? Si c'est pas malheureux autant de sauvagerie... Des litres de délires plus tard – « Peach ! »... C'est tout ce que j'ai à dire sur ce sujet U.u – et quelques épisodes de Grey's Anatomy... Le reste vous regarde pas. Non mais.
Mardi on a essayé, je dis bien essayé, d'aller à la patinoire. Malheureusement on dirait bien que les exs S émettent quelques difficulté à lire l'heure correctement, ainsi on a raté la séance et nous sommes retrouvés au cinéma à regarder Globule, le hamster aux yeux plus gros que des fonds de chaudron, Skeeter l'Homme-qui-s'était-fait-piquer-par-une-abeille-sur-la-langue-mais-n'arrêtait-pas-pour-autant-de-parler-d'aligators-devant-toute-une-assemblée, des types qui ont joué aux jeux vidéos toute leur vie et ça se sent, se faire agresser par des gosses hystériques et finir en esprit vide (Parce que je suis l'Esprit Vide. Enchanti..ée.).
Le Nouvel An s'est étonnamment détourné de la soirée merdique habituelle devant un plateau de crevettes chez mes parents, non, cette fois il s'est fait avec des ménestrels, Bonnemine et du sanglier. Ça vous en bouche un angle, hein ? Puis on a passé la nuit dans un manoir, dans la réplique exacte de la chambre de Wendy dans Peter Pan. Et tout ça sans substance hallucinogène, rien que de l'hypocras – gagnée en répondant à des questions débiles ayant pour réponse... Mordred -. Le reste de la semaine s'est déroulée sans évènement majeur : des crêpes, Grey's Anatomy – évidemment -, du squattage dans des librairies, rien de bien intéressant , pour vous en tout cas. Vie privée, ça vous dit quelque chose ? ^^

Il n'empêche que la séparation est, j'en ai l'impression, encore plus dure et douloureuse que la fois d'avant. Je me suis reretrouvée quatre heures dans ledit compartiment, à pleurer à chaudes larmes devant la mirette ébahie des autres passagers. Une fois rentrée ce fut encore pire : une chambre autrefois familière mais maintenant juste dérangeante, un lit froid et vide, plus qu'un écran et un clavier pour remplacer ses mains, sa peau, ses lèvres... Le choc est rude. Très rude. Sans compter les quelques heures seulement qui me séparent de la rentrée et du lycée, qui vont sûrement me propulser avec autant d'efficacité qu'un réacteur dans le Gouffre de l'Absolution de la déprime. Le vide, l'angoisse, la solitude, le manque, autant de sentiments et mille autres encore que seule sa présence rassurante pourrait combler. Hélas... L'attente, toujours, encore. Quand viendra-t-il ? Mystère et bézoard. Ma vie s'est mise sur pause, je ne suis plus qu'une poupée qui attend d'être réveillée par le baiser de son prince charmant. Alors embrasse moi... Vite...

P.S. : T'as jamais mangé de vers de terre ?!

~°_Enora_°~
# Posté le dimanche 04 janvier 2009 14:58

"Y'a un club d'athlétisme à Jambes ? Non, tu te fous de moi là ?"

"Y'a un club d'athlétisme à Jambes ? Non, tu te fous de moi là ?"
Mardi, le 11 novembre 2008

18h01


Bonso
ir à toutes et à tous. Aujourd'hui, jour férié, ce qui signifie que tous les geeks dignes de ce nom (dont j'ai l'honneur de faire partie, eh oui, on est un no-life et on en est fier U.u) vont passer la journée à dormir, glander sur MSN, cette invention exceptionnelle, jouer à la PS2 pour certain, faire du latin pour d'autre - ^^ - et demander toutes les cinq secondes "Tu fais quoi ?" à leur interlocuteur, ce qui, en vrai, veut dire "Ouais, moi aussi je m'emmerde à mort". Mais attention, ça veut pas dire qu'on est heureux pour autant d'être demain, puisque demain y'a... Cours. *silence de mort, tension immédiate dans l'air* Vous avez bien entendu, on a même pas encore le temps de voir venir le début des vacances qu'elles sont déjà finies et vous vous retrouvez propulsés dans l'univers infernal des profs, interros, exams et orientation avant que vous n'ayez eu le temps d'épeler "béozard". Oui, je suis d'accord avec vous, c'est inacceptable. Alors pourquoi rester sur des sujets qui fâchent ? Parlons plutôt des vacances.

C
a, c'est un sujet intéressant. Le premier jour des vacances, je me suis embarquée dans le train en partance pour chez mon chéri. Enfin, non, nous nous y sommes embarquées puisque ma charmante génitrice a malencontreusement oublié d'en descendre, sûrement trop occupée à me dégoiser de "ceintures et bretelles" (avis aux gens qui savent ce que ça veut dire), pilule et autres ovules comme elle le faisait depuis un mois. Je suis nonobstant arrivée à bon port dans la soirée, au même moment qu'elle rentrait de nouveau à la maison. Cherchez l'erreur... A ce moment là je n'y pensais déjà plus, puisque je retrouvais les bras de l'amour de ma vie après trois mois de cruelle et douloureuse séparation. On est rentrés chez lui, son mignon studio rangé, pour le coup - vous apprécierez l'effort fourni pour mézigue, moi en tout cas j'ai apprécié, surtout sachant que c'est moi qui ai rangé et fait la vaisselle tout le reste de la semaine. Et... Le reste ça vous regarde pas, non mais oh, bande d'obsédés >.<

N'
allez pourtant pas croire que je n'ai vécu que d'amour et d'eau fraîche pendant une semaine. Absolument pas. Y'avait les gauffres aussi U.u Trève de plaisantage, ce fut avant tout un séjour très instructif. Entre deux câlins, bisous et mots d'amour je me suis intégrée au peuple belge et figurez-vous que son étude s'est révélée hautement hilarogène. Déjà ils ont leur propre langage, que même les vrais belges ont du mal à comprendre (probablement parce qu'ils ne fréquentent que des français ) :
- Tu sa
is pas demander ?
-
Hein ? O.o
Exemple n
uméro 1. Une fois la barrière de la compréhension abattue il se peut que ça figure parmi les trucs hilarants par inadvertances les plus... hilarants que j'aie jamais esgourdés. Sinon y'a aussi les "tantôt", qui manquent de me faire décéder à chaque fois, surtout entendus super spontanément au cours d'une conversation tout ce qu'il y a de plus normale. Une fois la surprise passée, je vous garantie que ça vaut le coup. Perso ça a bien failli me noyer - vous allez me dire, plein de choses ont déjà bien failli me noyer -, particulièrement quand le mot "culinaire" est employé dans ladite même phrase, les belges souffrant du syndrome de Dorry passé un certain âge. Ils ont aussi des feuilleton télé trèèèès étranges, qui mettent en scène des saoulographes professionnels en plein relâchement dans la nature des tomates sauvages élevées en couveuses, ou alors invitant des gens à rentrer chez eux à l'extérieur de leur cambuse. Mais ce n'est rien à côté de leurs noms de villes plus loufoques les uns que les autres, à croire qu'à l'occasion d'un Scrabble tous les dirigeants belges se sont réunis, ont mélangé toutes les lettres et se sont dit : "Bon, ville commençant par un O, là, regarde, au milieu de "Schoopuf" : O... Un R ? Parfait ! Eh, je peux faire Oreille ! 50 points, à toi." C'est ainsi qu'on se retrouve avec des parties du corps humain offertes en souvenirs aux pauvres voyageurs qui se sont dit "Et si on allait faire du patin à glace ?" avant de se retrouver dans une farce géante. Et encore, ça c'est rien à côté de leur conception des papillons... Mais on va pas s'aventurer sur ce sujet qui mérite à lui tout seul un exposé de trente pages.

Si
non j'ai aussi appris de quel côté on tourne la clé pour ouvrir une porte, quel est le côté "pile" et le côté "face" d'une pièce au cas où je voudrais pas aller en cours, qu'il faut se méfier des sandwichs et des mercredis parce que y'a plein de gens nus qui gribouillent à le craie sur une place (cherchez pas, j'ai toujours pas compris O_o), que les matelas peuvent parfois se transformer en bodyboard, sisisi, je vous jure, que les belges adorent les boîtes à condition que personne ne regarde dedans, que les douches qui fuient sont largement compensées si on les prend pas seuls et que, même si ça sonne un retour, les veilles-de-départ sont trooooooooooooop bieeeeeeeeeen *_* (Surtout l'avant-dernière fois ^^) Après un apprentissage rigoureux, du travail - eh oui, je suis allée travailler une heure à la bibliothèque d'abord -, du câlinage, du bisoutage, du baisage mais jamais assez, du rigolage, du cuisinage, des orgasmes déments et, inéluctablement du larmoyage, je suis rentrée. Enfin non, je suis allée chez 356, toute en larmes et en Révélation.

L
à-bas aussi j'ai appris plein de choses. Que les catacombes c'est ni plus ni moins qu'un long tunnel boueux rempli de crânes et de signes vaudoux où il faut suuuuuuuurtout pas mettre la main sur le plafond sous peine de s'y enfoncer jusqu'au coude, que les monsieurs-sans-cou ont la fâcheuse tendance à déplacer une masse de personne d'une extrémité à l'autre du trottoir - m'abandonnant seulabre et en pleine crise d'étonnement au milieu dudit trottoir vide -, qu'il faut se méfier des types dans le métro qui se mettent en veille à tout bout de terrain de quidditch parce qu'il se pourraient bien qu'ils vous fassent hurler de rire en pleine station à coups de beurre dans les épinards, que les vieilles séries pleines de chiffres sont très étranges, particulièrement quand vous y voyez une psychopathe armée d'un index et des singes se changer en chenille au grand dam de leur propriétaire. Ah oui, si vous ne voulez pas tourner dingue, évitez aussi les livres-enquête susceptible de vous entraîner sur les sentiers houleux de la monopensée : vous n'auriez pas vu Tsao par hasard ?

Ces di
x jours ont donc été bourrés d'apprentissage. Il semblerait donc effectivement que mon seul problème soit l'éducation nationale puisque je ne vois aucun inconvénient à emmagasiner des connaissances quand c'est pelotonnée dans les plus beaux bras du monde avec les plus beaux yeux du monde posés sur moi et les plus belles lèvres du monde embrassant les miennes ou en train d'échaffauder des plans pour voler un crâne-décoratif en l'extirpant d'une paroi avec un opinel, entre autres. Mais bon, je me console comme je peux en attendant de revoir l'amour de ma vie (J-47 !!!). Notamment avec des soirées pyjamas riche en chocolat, films à moitié pornos - nonobstant hilarants -, concombres et chevaliers du, masques argile verte/crème fraîche/citron avec une odeur immonde, citrouilles, gnocchis, confitures, racontage de vie...
- Solè
ne, t'aurais pas une serviette par hasard ?
- *pointage de d
oigt vers la baignoire*
- Merci ! *frott
efrotte* Dis, Solène, elle est bizarre ta serviette, on dirait un tapis de bain O.o
- Mais qu'est-ce
que... C'est parce que C'EST un tapis de bain !
- *tombage
dans la baignoire pour cause d'hilarité foudroyante*

Comme
dirait l'autre : hobbie-ho !

~°_Enora_°~
# Posté le mardi 11 novembre 2008 12:36

Y'a des jours comme ça...

Y'a des jours comme ça...
Mercredi, le 15 octobre 2008

18h07


Des fois y'a des soirées comme ça, c'est vraiment des soirées de merde. Même des jours en fait, voire des semaines ou des mois entiers. Des journées dont la moitié nous laisse endormie et groggy comme si on sortait d'un coma de trois ans, et l'autre moitié nous fout un cafard grand comme feu le Wall Street Center parce qu'on est seule, comme une conne, qu'on a une tonne de devoirs et que, comme une conne, on n'est pas foutue de les faire, et qu'en plus, comme une conne, on n'est pas foutue de mettre la main sur quelqu'un d'assez gentil - et qui nous déteste pas trop de préférence – pour accepter de prendre une heure sur son précieux temps pour faire ce putain de montage de musiques pour ce putain de sport demain.

Y'a des journées comme ça où on a l'impression que le monde entier nous abandonne, que tous ceux qu'on aime sont trop occupés ailleurs, enrôlés dans leur propre vie qui se roule aussi vite et passionnément que la votre est lente et agonisante, pour s'arrêter deux secondes, vous écouter, vous soutenir, vous aimer. Vous ne savez plus trop penser s'ils sont trop aveugles pour voir que ça ne va pas ou s'ils s'en fichent juste, s'ils sont partis sans que vous vous en aperceviez. Même pas foutue de garder les gens qu'on aime auprès de soi...

Y'a des journ
ées pourries où vous êtes agressive comme un ours qui a pas mangé depuis six mois, où vous hurlez sur tout le monde sans même vous expliquer pourquoi alors que vous avez du mal à respirer à cause de cette énorme boule de larmes dans votre gorge qui vous étouffe peu à peu, et que vous voudriez juste vous pelotonner dans des bras affectueux pour pleurer toutes les larmes de votre corps. Une gamine de cinq ans, voilà ce que vous êtes...

Y'a des jour
nées où vous ne savez plus ce que vous voulez, ce que vous valez, où vous avez juste l'impression d'avoir tout loupé, de ne jamais avoir rien fait de bien dans votre vie, et de vous retrouver là, comme une idiote, seule, à pleurer. Vous vous dites que ça va passer, d'ailleurs vous savez que ça va passer, tout passe toujours... Mais il y a toujours ce vide dans votre c½ur. Le vide laissé par leur absence, par le manque d'Eux, qui constituent tout ce que vous êtes et avez. Eux que vous aimez. Eux que vous torturez un peu plus à chaque seconde.
Ces jours-là, au
final, vous ne vous dites qu'une chose : vous êtes un monstre.

~°_Enora_°~
# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:09