Rêve et réalité

Rêve et réalité
Samedi, le 14 novembre 2009

13h40


Un same
di matin tout ce qu'il y a d'ordinaire. Devant ma télé. Je glande, je pense, comme un peu tout le temps. Et je regarde Dawson. Eh oui, Dawson inspire des pensées philosophiques et métaphysiques, croyez le ou non. Après tout je n'ai jamais prétendu être normale et ordinaire. Ce qui est sûr, c'est que philosophie ou pas philosophie – de toute façon j'ai jamais beaucoup aimé la philo, faut dire ce qui est – Dawson porte des messages divers et variés. Notamment d'espoir, d'envie, toutes ces choses qui remplissent ma vie en permanence, avec lesquelles je vis, mais qui ces derniers temps ne me suffisaient plus. Sans savoir pourquoi j'ai eu l'impression que ma vie était vide, et j'ai tenté de la remplir avec beaucoup de choses futiles et inutiles : rires forcés, activités bidons, faux-semblants, sorties sans intérêt... Je viens juste de m'apercevoir que ma vie n'est pas vide, et loin de l'être. Au contraire, elle est remplie de joie, de peine, de bonheur, de douleur, de plaisir, d'envies diverses et variées, d'espoirs en tout genre, et je viens de me rendre compte que c'est l'essentiel. Pour rien au monde je n'échangerais ma vie remplie de rêve et d'espoirs contre une vie peuplée d'activités inintéressantes et de sentiments plus faux les uns que les autres. Je préfère me sentir seule et rêver qu'être entourée mais sans espoirs.

Evidemment, les espoirs font mal. Les rêves, parfois, souvent, se brisent. Il y a les désillusions, les chutes, les cassures qui accompagnent quiconque se hasarde à rêver et espérer, mais la douleur fait partie du rêve et de l'espoir, et même s'il faut souffrir, je n'arrêterai pas d'espérer. Mardi j'ai perdu deux de mes chapitres, dont j'étais vraiment fière. Mercredi, j'ai perdu mon écrivain préféré, mon mentor en matière d'écriture, d'imagination et de destinée. Jeudi j'ai perdu l'espoir auquel je me raccrochais depuis trois semaines. Et vendredi j'ai juste perdu toute vitalité ; fatiguée, lassée, déprimée, je me suis laissé aller. Aujourd'hui, Dawson me fait me ressaisir, vous devez vraiment trouver ça bizarre mais je me comprends, et ceux qui me comprennent comprendront. Je suis cette série depuis des années, depuis mon enfance. J'ai vu ces destins évoluer au fil des saisons, au fur et à mesure que moi-même je grandissais et faisais mes expériences, plus ou moins positives, de la vie. Maintenant j'ai dix-huit ans, je suis majeure, je commence la vraie vie, et je suis pleine de questions, d'interrogations, de doutes et de peurs. Je voudrais m'accrocher à ce que je connais, ce qui m'entoure depuis mon enfance, rester dans un cocon douillet et rassurant... Mais d'un autre côté je veux aussi m'envoler, avancer, suivre le lit de la rivière et voir où il m'emmènera... La cascade violente ou la douce torpeur de l'océan ? Allez savoir, qui vivra verra. En tout cas je veux aller de l'avant. Il m'aura fallu une stupide série pour adolescents sentimentaux pour me rendre compte que je n'ai pas à choisir entre passé, présent et futur. Le passé sert à pousser mon présent et ceux qui le constituent vers l'avenir. Je veux aller de l'avant, connaître de nouvelles choses, de nouvelles expériences, couvrir, avancer... Dans quelques années je ne veux pas en être encore au même point : une toute jeune adulte névrosée et qui fait semblant d'être courageuse pour résister à la douleur de la distance qui la sépare de l'amour de sa vie, qui doute de ses talents dans la réalisation de son rêve le plus cher et sa plus grande passion, et qui avance en tanguant sans savoir où elle va. Non, je veux que tout ait changé, je veux que mes rêves se soient réalisés. Je veux avoir fini Ghaya, je veux avoir réussi à devenir un vrai écrivain, je veux vivre épanouie à ses côtés, être heureuse, savoir pourquoi je vis. Je veux réaliser mes rêves, je veux aimer, vivre, espérer, attendre, désirer, aimer, rêver... Je ne veux plus rêver pour vivre. Je veux vivre pour rêver.

(Et si ça ne marche pas... Eh bien j'attendrai ma prochaine vie, où je serai un chat chatouilleux, avec des goûts de luxe, qui passera ses journées à manger – du saumon fumé, pas n'importe quelle bouillie infâme pour animaux de bas étage, attention U.u – et à dormir, en exigeant des caresses et en ronronnant en permanence, me contentant d'aller chasser quelques souris de temps à autres histoire de me détendre un peu... La meilleure existence dont on puisse rêver, n'est-ce pas ? ^^)

Tonight.An other Night. Forever and Ever.

Musique : My Name is Lincoln - Steve Jablonsky
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# Posté le samedi 14 novembre 2009 07:51

* Deuil *

* Deuil *
Chant d'une colombe
Linceul de pleurs
Adieux...



A Pierre Bottero, le plus grand des artistes, qui vivra toujours à travers Gwendalavir... Et dans mon coeur.
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# Posté le mercredi 11 novembre 2009 10:28

Week-end de folie

Week-end de folie
Jeudi 10 septembre 2009

17
h34


A l'heure où j
e vous parle... Non, en fait, inutile de vous parler de l'heure où je vous parle, d'une parce que c'est plus kreumant qu'autre chose, et de deux parce que ma suite d'échecs à répétition n'a strictement, mais strictement aucun intérêt.
Mieux va
ut parler du week-end dernier, le week-end de... Tadadadada ! 15 mois d'anniversaire de Bonappe & Thy. Qu'ils ont, pour une fois, passé ensemble. Etonnant hein ? Ouais, moi aussi ça m'a étonnée, mais comme quoi, parfois, c'est rare mais ça arrive, les rêves peuvent devenir réalité.

Donc
le vendredi 4 septembre, Thy pas du tout sérieuse se barre des cours et prend le train direction la Belge, pour plus de quatre trèèèès longues heures de crispation sur un siège pas du tout confortable. Ça vaut pas mon dernier voyage en train en terme de ratage mais c'est une autre histoire. Donc après des mini-conversations philosophiques à propos des trains, de la vie et des mecs timbrés dans le tram, d'une perpétuelle odeur de sandwich insupportable dans les narines pendant 4h (pourquoi, mais POURQUOI les gens mangent-ils toujours dans le train ?! Dois-je croire que tout le monde s'y précipite à la fermeture des portes comme moi sans avoir pris le temps de s'alimenter, ou que c'est un besoin inhérent à l'homme de sortir un sandwich jambon/fromage dès qu'il pose le popotin sur un siège de train ? Mystère et jus de tomate) et une attente de cinq minutes flippante sur le quai d'arrivée en se disant « Han, il m'a oubliééééééeeee T_T », j'arrive en Belge et, une fois câlins et bisous désespérés de fille accro à son adorable copain que je suis échangés, je me fait illico propulser en bar vampiresque le plus proche. Et non, on ne s'est pas perdus, oui, on a résisté à la tentation de faire l'amour sur le divan constellé de fleurs de lys dans la salle très cosy où s'est posés pour ne pas boire du curaçao et s'amuser comme des dingues avec des épluchures de fruits (Hum, no comment >.<). Ce après quoi on a reeeepris le train, en croisant l'Horloge Parlante Vivante et en faisant un détour par la prison de décérébrés du coin, avant d'arriver chez mon chéri, sains et saufs. Et nous connaissant c'est quand même assez prodigieux, il faut le dire.

Je vo
us fait grâce de la pizza immangeable, du film pas fini – décidément – et des ébats torrides pour passer directement au clou du spectacle : le samedi matin. Ah oui, j'oubliais, vous ne savez toujours pas le pourquoi du comment qui m'a amenée dans ce petit pays qui n'est ni à côté de la France ni à côté de la mer : pour voir Omnia bien sûr ! Parce que comme si ça me suffisait pas de me traîner en Belge, là où les gens parlent encore relativement la même langue que moi – enfin tout est relatif, mais je m'entraîne tantôt -, il fallait en plus que j'aille jusqu'au Pôle Nord de la Belgique, la Flandres, tout ça pour atterrir dans un festival de l'autre côté de la terre et voir Omnia. Bon, heureusement qu'ils le méritent U.u Nous sommes donc partis, en retard bien sûr, ça serait pas drôle sinon, et avons roulé en nous perdant par à-coups jusqu'à Bruges, ville magnifique qu'il m'a été donné de revisiter. Après s'être ruinés en auberge de jeunesse qui porterait bien le nom de Supplément S'il Vous Plaît on a reroulé jusqu'à une espèce de ville imprononçable – moi et les véhicules sur roues c'est toute une histoire d'amour – pour aller se geler le cul à la mer du Nôôôôôôrd et se couvrir allègrement de sable. Mais ne vous méprenez pas, c'était génial, y compris la montée sur la jetée nécessitant de traverser la moitié de la mer à la nage. D'ailleurs quand on a en même temps la mer, les vagues et son amoureux en train de vous serrer contre lui en vous chuchotant qu'il vous aime, que demande le peuple ? J'en ai complètement oublié toute pression et toute déprime pendant trois jours, ce qui m'a fait le pluuuuuuuus graaaaaaand bieeeeeeen. J'ai aussi découvert des trucs, comme à chacun de mes séjours outre-rhin, style le Twix Tax, meilleur outil jamais inventé pour se muscler les mollets et emmerder le monde en fonçant dans les gens. Et aussi la provenance de l'expression « moite-moite » : à la base c'est pas du tout moite-moite, c'est mouette-mouette, hahaha. Huuum, bref. Tout ça pour en venir à l'essentiel : le concert d'Omnia.

J'avoue
qu'à la base je me suis quand même demandé ce que je foutais dans un champ avec des gus en kilt et des nanas déguisées en farfadets qui sautaient partout. Mais finalement il s'avère qu'une fois devant la scène en train de poireauter et de regarder LE groupe monter son matos, préparer ses trooop beaux instruments décorés d'arabesques dorées, inonder la scène de guirlandes de fleurs et de peluches (moi non plus j'ai pas compris =P) et essayer les micros à grand renfort de « Blablablabla », on oublie complètement le cadre pour ne se consacrer qu'à la musique. Imaginez une minute : vous êtes juste devant une scène, devant des musiciens géniaux habillés de manière géniale, de la musique plein les oreilles et des paroles qui vous vont droit au c½ur, avec votre fiancé derrière vous qui vous serre contre lui comme si sa vie en dépendait en battant le rythme sur votre ventre – et que vous adorez ça parce que votre bizarrerie ne se limite pas à développer une étrange attirance pour les gares – et que vous vous dites juste que vous ne voudriez plus jamais que ça s'arrête. Les concerts me mettent toujours en transe mais là c'était carrément sur la durée, même en rentrant en voiture avec 1h de détour et les fesses bousillées par le siège, même après quelques heures de sommeil seulement que vous vous retrouvez déjà de nouveau dans un train, arrachée à l'amour de votre vie encore une fois dans la perspective de retourner seule chez vous, même après des nouvelles que vous n'auriez jamais voulu entendre et des peurs qui vous cisaillent le ventre, la magie ne s'estompe pas. Alors, l'ami, il n'y a plus qu'une chose à faire : Take my hand and dance until we die.

~°_Enora_°~

# Posté le jeudi 10 septembre 2009 12:00

Les tortues ça mange de la tarte aux mirabelles ?

Mercredi, le 5 août 2009

15h44


Eh oui, il s'en est passé du temps. Vous devez vous demander, comme moi, où il a bien pu filer. Eh bien je vais vous répondre : je n'en ai absolument absolument aucune idée. Bref, passons. On peut dire, pour résumer, que ces derniers mois ont été... chaotiques. C'est le mot je crois, et sur tous les plans.
Relationnel : six mois d'embrouilles de plus en plus marquées et déchaînées avec Bonappe, jusqu'à un été libérateur qu'on attendait depuis longtemps, et un mois passé ensemble qui nous a plus que liés, et plus qu'à vie (voir ci-dessous pour plus de détails).
Emotionnel : beaucoup beaucoup de stress en perspective – ça fait pas trop météo ? O.o – pour, au final, pas grand-chose de gagné. Ou plutôt : beaucoup de perdu.
Professionnel : hahahaha. La grosse marade. Un bac réussi avec une mention très bien qui ne m'a même pas servi pour être dispensée du concours de Sciences Po Paris. Un hexaconcours loupé. Un deuxième concours loupé d'avance en perspective. Que du bonheur.

Donc en ce moment, ma vie se définit par ce seul mot : chaotique. Heureusement, j'ai eu pratiquement un mois de vacances géniales. D'abord une semaine entre Lux Nocem, qui a peut-être été un peu plus sombre que prévu parce qu'un des membres à paru... S'en foutre, disons les choses comme elles sont. Certes, il y a sûrement des raisons. Certes, il y a sûrement des évènements et circonstances atténuantes qui font que je ne peux pas jeter la pierre (d'ailleurs je ne le ferai pas, en ce moment je suis beaucoup trop occupée et bringuebalée dans tous les sens pour courir après les gens et leurs états d'âmes), mais en même temps quand quelqu'un que vous n'avez jamais vu vient chez vous pendant plus d'une semaine, après avoir limite dû téléphoner à l'OTAN pour la rapatrier, fait la gueule environ d'un bout à l'autre du séjour, s'exclut sous tel et tel prétexte et, au final, ne dit même pas merci, au revoir ou à bientôt en partant, y'a quand même de quoi se poser des questions. Non ?

Soit, passons. S'en est suivi le plus beau séjour du monde avec la plus belle personne du monde dans le plus beau pays du monde. Résultat de l'équation : mon chéri + vacances + Italie = bonheur total. Bon, c'est vrai qu'il y a eu des petits accrocs, des engueulades miniatures, mais au final il y a surtout eu d'excellentes surprises, des super cadeaux, des super visites, des super bains de minuit (bon, un en fait mais c'était super quand même ^.^), des super douches à deux, des super baignades, des énormes marrades, des discussions géniales, des éclaircissements sur tout ce qui allait pas qui ont fait un bien fou, et beaucoup de changement (positif) en perspective. Comme il y a eu un avant-Bonappe et un après-Bonappe, il y a eu une avant-Thy et une après-Thy et surtout une avant-relationdeBonappe&Thy et une après-relationdeBonappe&Thy. Tout ce charabia commence à m'autotourner la caboche, alors j'arrête les avant-après, mais il fallait quand même que j'écrive violet à points blancs sur rose à fleurs jaunes à quel point ces vacances étaient merveilleuses. Les meilleures de ma vie. Et même s'il était ne serait-ce que possible imaginer d'oublier un seul instant l'amour de ma vie, mon Ame-S½ur, mon C½ur, mon Ange, l'homme de mes rêves les plus fous, ma perfection au masculin (encore mieux que Gilette, si, si U.u), je ne pourrais pas oublier ces vacances. Pour vous dire l'impossibilité du truc.

Hélas, il a fallu rentrer... Après des hectolitres de larmes et deux derniers jours de rêve, des résolutions reptiliennes (c'est un reptile la tortue ? O.o *note la question sur sa liste de Questions Existentielles, avec les problèmes millénaires toujours non-résolus ou non-acquis comme l'ouverture de la porte ou cette histoire de pile et face de pièce*), une aprèm en ville, une noix de coco glacée et un banana split, un train raté et des milliards de câlins et de parties de jambes en l'air divines, il a également fallu se séparer... Et là, j'ai senti mon c½ur se fendiller. A l'instant même où il est monté dans ce putain de train, je savais que ça allait pas le faire. Mais alors Pas.Du.Tout. Je sais bien que c'est le premier jour, qu'il est même pas parti depuis 24h, que c'est le maaaanque du débuuuut, mais nonobstant ça fait quand même 14 mois demain. Et après 14 mois, même avec des super cadeaux comme une grenouille en peluche et un échantillon de masque apaiso-hydratant (ou hydrato-apaisant, ça sera comme vous voudrez), est-ce bien normal d'être encore si déchirée de l'intérieur quand on vous arrache votre moitié et de ressentir encore cette passion bouillonner en vous aussi fort, je vous le demande. Alors comprenez-moi, on rigole pas avec les Ame-S½urs. Et frères aussi d'ailleurs. Imaginez quand on rajoute sur la tartine que vous avez une chance sur deux de passer l'année qui arrive dans un espèce de lycée guindé (pour les jours) et dans une prison foyer gardé par des bonnes s½urs adeptes de la kalachnikov... Et rajoutez encore sur la tartine que votre meilleure amie, qui n'a pas plus donné de signe de vie que la retraitée à moitié noyée agitant du didi au-dessus des flots avant de sombrer pendant plus de deux semaines, vous annonce que bien que vous ayez 80% de chances d'être enfin dans la même ville, après 5 ans passés à prendre des trains à répétition et un an à faire des plans sur l'astéroïde par rapport à une colocation qui semblerait tout à fait naturelle, ne va finalement absolument pas colocationner du tout (Bien que je comprenne très bien ces raisons, la déception se fait néanmoins sentir)... Mais alors si, en guise de chapelure sur la confiture, vous savez que le reste de votre mois d'août est définitivement pourri par des révisions, je vous annonce mêêêêême pas le résultat du tiercé gagnant.
Si avec tout ça vous avez pas une fin d'été merdique (pour reprendre les termes de certains, sauf que moi j'ai quand même écrit « fin ») et une rentrée à se faire popo dessus, que demande le peuple ?

... Du moins jusqu'à ce que je Le revoie... (Non, pas Merwyn, idiots ! Enfin... Si... )

~°_Enora_°~
Les tortues ça mange de la tarte aux mirabelles ?

# Posté le mercredi 05 août 2009 13:29

Tentative de résumé du Taj-Mahal des PNA (Et là vous comprenez rien du tout ^^ Hahaha)

Tentative de résumé du Taj-Mahal des PNA (Et là vous comprenez rien du tout ^^ Hahaha)
Dimanche, le 4 janvier 2009 (C'est super flippant !!)

20h47

Vous allez jamais me croire, mais les vacances sont déjà finies. Tout à fait. On a même pas eu le temps de les voir commencer, je suis totalement d'accord avec vous. Franchement, c'est pas honteux ? Avec tout le travail qu'on fait, toute l'année, on pourrait disposer d'un peu plus de temps libre que ça. Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, le « gouvernement » *à prononcer en agitant les mains comme on prononcerait « Le Grand Dantoooooon »
Tout ça pour dire que c'est honteux. Attention, n'allez pas interpréter que j'ai passé des mauvaises vacances ! Oh non, bien loin de là. Les traditionnelles fêtes de famille, de fin d'année et tout le binz Nowelesque habituel passé – avec succès, comme vous pouvez l'observer : je suis saine et sauve, Merwyn soit béni -, je me suis enfuie l'espace d'une semaine chez mon amant (Qu'est-ce que c'est romantique dit comme ça ^^). La semaine classée dans le top 3 des plus belles de ma vie, en première place sûrement. Après un voyage en train un peu tumultueux (prenez six personnes, dont cinq très très vieilles, crachotantes et néerlandaises, une dame très pénible qui fait changer tout le monde de place, une ado et sa valise grosse comme une armoire, plus un sac, une fresque, cinq autres valises et sacs en tous genres, mettez le tout dans un minuscule compartiment à peine étouffant, remuez bien et laissez reposer quatre heures), je suis arrivée à la gare pour l'embrasser et le câliner pour la première fois depuis deux mois. Et vous pouvez pas savoir comme ça faisait du bien.

Ensuite on est rentrés chez lui et on s'est occupés, ben comme s'occuperaient des âmes-s½urs qui se sont pas vues depuis deux mois, je vais pas vous faire un dessin (avec ou sans mouton ?). Dimanche j'ai passé ma combinaison de super décoratrice (Appelez-moi Valérie Damidot), ai fermé la porte au nez de mon chéri (shame on me, shame on me *se flagelle*) et passé l'aprèm à redécorer son studio à force de miroirs, fresque, mots d'amour, images, et beaucoup de scotch et de patafix. D'accord, si vous y tenez, je vous transmettrai une photo – dès qu'il en aura prise, parce que j'ai, hum, comment dire... Oublié xD Il a aimé, ouf, quel soulagement. Moi qui avais peur que toutes les lumières, étagères, guirlandes de c½urs ou étoiles phosphorescentes sur les étagères, à présent noires, soient de trop.
Lundi on est allés voir Le Jour où La Terre S'arrêta au cinéma (j'ai pas compris la fin mais passon), mangé dans une crêperie aux prix exorbitants et squattée par des vieilles – mal – liftées qui papotent pendant des plombes sur leur shopping aux quatre coins de la planète, de leurs repas régimes et autres discussions ridicules mit le petit doigt levé sur les calories du Coca Light. Non mais j'vous jure... Après avoir payé – vous n'en revenez pas d'autant de savoir-vivre hein ? =P -, cinématé, cassé les fauteuils de la salle la plus minuscule que j'ai jamais vue, s'être ramassé devant les autres spectateurs et être rentrés, on a passé la soirée à un peu bosser, un peu lire et beaucoup rigoler. Vous saviez que Bonappe avait noyé son poisson rouge ? Si c'est pas malheureux autant de sauvagerie... Des litres de délires plus tard – « Peach ! »... C'est tout ce que j'ai à dire sur ce sujet U.u – et quelques épisodes de Grey's Anatomy... Le reste vous regarde pas. Non mais.
Mardi on a essayé, je dis bien essayé, d'aller à la patinoire. Malheureusement on dirait bien que les exs S émettent quelques difficulté à lire l'heure correctement, ainsi on a raté la séance et nous sommes retrouvés au cinéma à regarder Globule, le hamster aux yeux plus gros que des fonds de chaudron, Skeeter l'Homme-qui-s'était-fait-piquer-par-une-abeille-sur-la-langue-mais-n'arrêtait-pas-pour-autant-de-parler-d'aligators-devant-toute-une-assemblée, des types qui ont joué aux jeux vidéos toute leur vie et ça se sent, se faire agresser par des gosses hystériques et finir en esprit vide (Parce que je suis l'Esprit Vide. Enchanti..ée.).
Le Nouvel An s'est étonnamment détourné de la soirée merdique habituelle devant un plateau de crevettes chez mes parents, non, cette fois il s'est fait avec des ménestrels, Bonnemine et du sanglier. Ça vous en bouche un angle, hein ? Puis on a passé la nuit dans un manoir, dans la réplique exacte de la chambre de Wendy dans Peter Pan. Et tout ça sans substance hallucinogène, rien que de l'hypocras – gagnée en répondant à des questions débiles ayant pour réponse... Mordred -. Le reste de la semaine s'est déroulée sans évènement majeur : des crêpes, Grey's Anatomy – évidemment -, du squattage dans des librairies, rien de bien intéressant , pour vous en tout cas. Vie privée, ça vous dit quelque chose ? ^^

Il n'empêche que la séparation est, j'en ai l'impression, encore plus dure et douloureuse que la fois d'avant. Je me suis reretrouvée quatre heures dans ledit compartiment, à pleurer à chaudes larmes devant la mirette ébahie des autres passagers. Une fois rentrée ce fut encore pire : une chambre autrefois familière mais maintenant juste dérangeante, un lit froid et vide, plus qu'un écran et un clavier pour remplacer ses mains, sa peau, ses lèvres... Le choc est rude. Très rude. Sans compter les quelques heures seulement qui me séparent de la rentrée et du lycée, qui vont sûrement me propulser avec autant d'efficacité qu'un réacteur dans le Gouffre de l'Absolution de la déprime. Le vide, l'angoisse, la solitude, le manque, autant de sentiments et mille autres encore que seule sa présence rassurante pourrait combler. Hélas... L'attente, toujours, encore. Quand viendra-t-il ? Mystère et bézoard. Ma vie s'est mise sur pause, je ne suis plus qu'une poupée qui attend d'être réveillée par le baiser de son prince charmant. Alors embrasse moi... Vite...

P.S. : T'as jamais mangé de vers de terre ?!

~°_Enora_°~

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 14:58