"Y'a un club d'athlétisme à Jambes ? Non, tu te fous de moi là ?"

"Y'a un club d'athlétisme à Jambes ? Non, tu te fous de moi là ?"
Mardi, le 11 novembre 2008

18h01


Bonso
ir à toutes et à tous. Aujourd'hui, jour férié, ce qui signifie que tous les geeks dignes de ce nom (dont j'ai l'honneur de faire partie, eh oui, on est un no-life et on en est fier U.u) vont passer la journée à dormir, glander sur MSN, cette invention exceptionnelle, jouer à la PS2 pour certain, faire du latin pour d'autre - ^^ - et demander toutes les cinq secondes "Tu fais quoi ?" à leur interlocuteur, ce qui, en vrai, veut dire "Ouais, moi aussi je m'emmerde à mort". Mais attention, ça veut pas dire qu'on est heureux pour autant d'être demain, puisque demain y'a... Cours. *silence de mort, tension immédiate dans l'air* Vous avez bien entendu, on a même pas encore le temps de voir venir le début des vacances qu'elles sont déjà finies et vous vous retrouvez propulsés dans l'univers infernal des profs, interros, exams et orientation avant que vous n'ayez eu le temps d'épeler "béozard". Oui, je suis d'accord avec vous, c'est inacceptable. Alors pourquoi rester sur des sujets qui fâchent ? Parlons plutôt des vacances.

C
a, c'est un sujet intéressant. Le premier jour des vacances, je me suis embarquée dans le train en partance pour chez mon chéri. Enfin, non, nous nous y sommes embarquées puisque ma charmante génitrice a malencontreusement oublié d'en descendre, sûrement trop occupée à me dégoiser de "ceintures et bretelles" (avis aux gens qui savent ce que ça veut dire), pilule et autres ovules comme elle le faisait depuis un mois. Je suis nonobstant arrivée à bon port dans la soirée, au même moment qu'elle rentrait de nouveau à la maison. Cherchez l'erreur... A ce moment là je n'y pensais déjà plus, puisque je retrouvais les bras de l'amour de ma vie après trois mois de cruelle et douloureuse séparation. On est rentrés chez lui, son mignon studio rangé, pour le coup - vous apprécierez l'effort fourni pour mézigue, moi en tout cas j'ai apprécié, surtout sachant que c'est moi qui ai rangé et fait la vaisselle tout le reste de la semaine. Et... Le reste ça vous regarde pas, non mais oh, bande d'obsédés >.<

N'
allez pourtant pas croire que je n'ai vécu que d'amour et d'eau fraîche pendant une semaine. Absolument pas. Y'avait les gauffres aussi U.u Trève de plaisantage, ce fut avant tout un séjour très instructif. Entre deux câlins, bisous et mots d'amour je me suis intégrée au peuple belge et figurez-vous que son étude s'est révélée hautement hilarogène. Déjà ils ont leur propre langage, que même les vrais belges ont du mal à comprendre (probablement parce qu'ils ne fréquentent que des français ) :
- Tu sa
is pas demander ?
-
Hein ? O.o
Exemple n
uméro 1. Une fois la barrière de la compréhension abattue il se peut que ça figure parmi les trucs hilarants par inadvertances les plus... hilarants que j'aie jamais esgourdés. Sinon y'a aussi les "tantôt", qui manquent de me faire décéder à chaque fois, surtout entendus super spontanément au cours d'une conversation tout ce qu'il y a de plus normale. Une fois la surprise passée, je vous garantie que ça vaut le coup. Perso ça a bien failli me noyer - vous allez me dire, plein de choses ont déjà bien failli me noyer -, particulièrement quand le mot "culinaire" est employé dans ladite même phrase, les belges souffrant du syndrome de Dorry passé un certain âge. Ils ont aussi des feuilleton télé trèèèès étranges, qui mettent en scène des saoulographes professionnels en plein relâchement dans la nature des tomates sauvages élevées en couveuses, ou alors invitant des gens à rentrer chez eux à l'extérieur de leur cambuse. Mais ce n'est rien à côté de leurs noms de villes plus loufoques les uns que les autres, à croire qu'à l'occasion d'un Scrabble tous les dirigeants belges se sont réunis, ont mélangé toutes les lettres et se sont dit : "Bon, ville commençant par un O, là, regarde, au milieu de "Schoopuf" : O... Un R ? Parfait ! Eh, je peux faire Oreille ! 50 points, à toi." C'est ainsi qu'on se retrouve avec des parties du corps humain offertes en souvenirs aux pauvres voyageurs qui se sont dit "Et si on allait faire du patin à glace ?" avant de se retrouver dans une farce géante. Et encore, ça c'est rien à côté de leur conception des papillons... Mais on va pas s'aventurer sur ce sujet qui mérite à lui tout seul un exposé de trente pages.

Si
non j'ai aussi appris de quel côté on tourne la clé pour ouvrir une porte, quel est le côté "pile" et le côté "face" d'une pièce au cas où je voudrais pas aller en cours, qu'il faut se méfier des sandwichs et des mercredis parce que y'a plein de gens nus qui gribouillent à le craie sur une place (cherchez pas, j'ai toujours pas compris O_o), que les matelas peuvent parfois se transformer en bodyboard, sisisi, je vous jure, que les belges adorent les boîtes à condition que personne ne regarde dedans, que les douches qui fuient sont largement compensées si on les prend pas seuls et que, même si ça sonne un retour, les veilles-de-départ sont trooooooooooooop bieeeeeeeeeen *_* (Surtout l'avant-dernière fois ^^) Après un apprentissage rigoureux, du travail - eh oui, je suis allée travailler une heure à la bibliothèque d'abord -, du câlinage, du bisoutage, du baisage mais jamais assez, du rigolage, du cuisinage, des orgasmes déments et, inéluctablement du larmoyage, je suis rentrée. Enfin non, je suis allée chez 356, toute en larmes et en Révélation.

L
à-bas aussi j'ai appris plein de choses. Que les catacombes c'est ni plus ni moins qu'un long tunnel boueux rempli de crânes et de signes vaudoux où il faut suuuuuuuurtout pas mettre la main sur le plafond sous peine de s'y enfoncer jusqu'au coude, que les monsieurs-sans-cou ont la fâcheuse tendance à déplacer une masse de personne d'une extrémité à l'autre du trottoir - m'abandonnant seulabre et en pleine crise d'étonnement au milieu dudit trottoir vide -, qu'il faut se méfier des types dans le métro qui se mettent en veille à tout bout de terrain de quidditch parce qu'il se pourraient bien qu'ils vous fassent hurler de rire en pleine station à coups de beurre dans les épinards, que les vieilles séries pleines de chiffres sont très étranges, particulièrement quand vous y voyez une psychopathe armée d'un index et des singes se changer en chenille au grand dam de leur propriétaire. Ah oui, si vous ne voulez pas tourner dingue, évitez aussi les livres-enquête susceptible de vous entraîner sur les sentiers houleux de la monopensée : vous n'auriez pas vu Tsao par hasard ?

Ces di
x jours ont donc été bourrés d'apprentissage. Il semblerait donc effectivement que mon seul problème soit l'éducation nationale puisque je ne vois aucun inconvénient à emmagasiner des connaissances quand c'est pelotonnée dans les plus beaux bras du monde avec les plus beaux yeux du monde posés sur moi et les plus belles lèvres du monde embrassant les miennes ou en train d'échaffauder des plans pour voler un crâne-décoratif en l'extirpant d'une paroi avec un opinel, entre autres. Mais bon, je me console comme je peux en attendant de revoir l'amour de ma vie (J-47 !!!). Notamment avec des soirées pyjamas riche en chocolat, films à moitié pornos - nonobstant hilarants -, concombres et chevaliers du, masques argile verte/crème fraîche/citron avec une odeur immonde, citrouilles, gnocchis, confitures, racontage de vie...
- Solè
ne, t'aurais pas une serviette par hasard ?
- *pointage de d
oigt vers la baignoire*
- Merci ! *frott
efrotte* Dis, Solène, elle est bizarre ta serviette, on dirait un tapis de bain O.o
- Mais qu'est-ce
que... C'est parce que C'EST un tapis de bain !
- *tombage
dans la baignoire pour cause d'hilarité foudroyante*

Comme
dirait l'autre : hobbie-ho !

~°_Enora_°~

# Posté le mardi 11 novembre 2008 12:36

Y'a des jours comme ça...

Y'a des jours comme ça...
Mercredi, le 15 octobre 2008

18h07


Des fois y'a des soirées comme ça, c'est vraiment des soirées de merde. Même des jours en fait, voire des semaines ou des mois entiers. Des journées dont la moitié nous laisse endormie et groggy comme si on sortait d'un coma de trois ans, et l'autre moitié nous fout un cafard grand comme feu le Wall Street Center parce qu'on est seule, comme une conne, qu'on a une tonne de devoirs et que, comme une conne, on n'est pas foutue de les faire, et qu'en plus, comme une conne, on n'est pas foutue de mettre la main sur quelqu'un d'assez gentil - et qui nous déteste pas trop de préférence – pour accepter de prendre une heure sur son précieux temps pour faire ce putain de montage de musiques pour ce putain de sport demain.

Y'a des journées comme ça où on a l'impression que le monde entier nous abandonne, que tous ceux qu'on aime sont trop occupés ailleurs, enrôlés dans leur propre vie qui se roule aussi vite et passionnément que la votre est lente et agonisante, pour s'arrêter deux secondes, vous écouter, vous soutenir, vous aimer. Vous ne savez plus trop penser s'ils sont trop aveugles pour voir que ça ne va pas ou s'ils s'en fichent juste, s'ils sont partis sans que vous vous en aperceviez. Même pas foutue de garder les gens qu'on aime auprès de soi...

Y'a des journ
ées pourries où vous êtes agressive comme un ours qui a pas mangé depuis six mois, où vous hurlez sur tout le monde sans même vous expliquer pourquoi alors que vous avez du mal à respirer à cause de cette énorme boule de larmes dans votre gorge qui vous étouffe peu à peu, et que vous voudriez juste vous pelotonner dans des bras affectueux pour pleurer toutes les larmes de votre corps. Une gamine de cinq ans, voilà ce que vous êtes...

Y'a des jour
nées où vous ne savez plus ce que vous voulez, ce que vous valez, où vous avez juste l'impression d'avoir tout loupé, de ne jamais avoir rien fait de bien dans votre vie, et de vous retrouver là, comme une idiote, seule, à pleurer. Vous vous dites que ça va passer, d'ailleurs vous savez que ça va passer, tout passe toujours... Mais il y a toujours ce vide dans votre c½ur. Le vide laissé par leur absence, par le manque d'Eux, qui constituent tout ce que vous êtes et avez. Eux que vous aimez. Eux que vous torturez un peu plus à chaque seconde.
Ces jours-là, au
final, vous ne vous dites qu'une chose : vous êtes un monstre.

~°_Enora_°~

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 12:09

Ouahou, ça fait un bail O.o

Dimanche, le 5 octobre 2008

18
h41


Comme
cité ci-dessus (oui, vous voyez l'espèce de barre là ? Ben c'est une barre-à-titre. Et c'est cité dans le titre. Voilàààà, très bien. Y'en a qui auraient mieux fait de pas se lever hein -__-"), ça fait bézuement longtemps que mon nougat avait pas foulé le sol de ce blog. Vous voulez savoir pourquoi, hein ? Si, si, n'ayez pas honte, je sais que vous le voulez. Eh bien, tout simplement parce que j'ai pas grand chose à dégoiser. Après tout je mène une vie pseudo-normale de lycéenne pseudo-normale (je vais créer une association de récolte de fonds en faveur de la démunie que je suis, ne vous inquiétez pas, vous pourrez me subventionner pour que j'aie un avenir meilleur), fouettée par les aléas de la vie quotidienne à l'ADET. Et dire que ça fait 14 ans que ça dure... Ah oui, parce qu'entre temps j'ai eu 17 ans. Je suis au bord de la cannattitude maintenant. Enfin beuf, RAS quoi.
Prenez
par exemple ma journée du jour d'hui. Je me suis levée à 13h, j'ai mangé mon p'tit dèj (ouais parce que pour midi y'avait des oeufs et que j'aime pas les oeufs >.<), je me suis connectée - en bonne Geek que je suis, jamais plus d'une heure réveillée sans allumer mon ordi je ne passe, jeune Padawan -, j'ai attendu mon chéri, j'ai parlé avec mon chéri (Je vous ai dit que dans 20 JOURS je vais pendant une semaine chez Lui ?????? xDxD -, j'ai fait un peu de mes devoirs, juste assez pour ne pas frôler l'overdose, je me suis battue avec un film qui ne veut visiblement pas se laisser regarder et je suis allée courir avec ma môman.

Ah
parce que ça, j'avoue, c'est nouveau. Le début d'année scolaire 2008/2009 m'a changée en super-sportive d'un coup de balai magique. Baguette. Balai. Bref, truc magique. Eh oui, tout n'était pas perdu, et maintenant en plus de faire de la gym pendant une heure et demi le mercredi soir - je vous impressionne, ne le cachez pas - je cours une heure par semaine. C'est fou comme c'est bizarre la course. Pendant tout le temps où vous courrez vous souffrez à mort, genre poumons qui menaçent à voix haute de s'expulser hors de votre poitrine direction le champ de maïs sur la droite, chevilles qui à chaque touffe d'herbe font "Ohlà manant, du calme où je me trisse pas plus tard que sur le pré !", dez gui goule (oui parce que vous êtes malade, il fait froid, y'a des gros gros nuages noirs dans le ciel que les gens de la météo interpréteraient comme "Ce soir, si j'en crois mon flair exceptionnel et ma fenêtre, risques de déluges, préparez le K-Way et les arches, et heureuse de vous avoir connus", mais vous vous en foutez, vous y allez quand même U.u) et autres déficiences physiques, et à l'arrivée vous êtes trop contents, prenez le temps de vous remettre à respirer, parce qu'une fois par heure c'est quand même le strict minimum, il faut l'avouer, et bondissez sur la balance en hurlant "Ouaaaais, plus que 6 kilos à peeeerdre !".

Les sportifs
sont des gens bizarres. C'est pour les comprendre que j'ai décidé de m'incruster dans la secte *Pas du tout, c'est pour perdre les fameux six kilos en trois semaines, ma grande, mais chuuuuuut (avec le doigt sur l'oeil c'est très important), faut pas le diiiiire* En fait, le truc, c'est qu'il faut penser à autre chose. Comme vous avez très mal partout et qu'en plus cette saloperie de vent vous fout une migraine de Zeus, vous êtes amenés à avoir des pensées humaines, certes, mais très bizarres. Un échantillon :
*Eh,
ça serait pas un bout de gant en Latex ça ? Comme les médecins. Ou les fous. Ohhhh, Madame Jacobi a sûrement du talc entre les cuisses* (Version jeviensderegarderDragonRougelaveilleausoir)

*Ouah, du sol
eil ! Haaaaan, ça fait plein de paillettes sur l'herbe. Des jolies paillettes, comme... Comme du diamant ! Je suis aussi paillettée de diamant moi ? Non, sûrement pas, je m'appelle F____, pas Cullen. D'ailleurs vous avez déjà entendu un nom aussi ridicule ? F____, évidemment, pas Cullen.* (Version ensoleilléeaveclesoleilquivoustapedanslatroncheetçasesent)

*Brrrr, ça cail
le. Eh merde, il pleut, je le savais ! Pourquoi on m'écoute jamais alors que j'ai toujours raison ? Pas malin d'être dehors dans les champs quand il pleut. A moins que... Hm, je ferais bien l'amour avec Lui dans un champ, sous la pluie. Ou une prairie, encore mieux. Si on omet le fait qu'on se choperait probablement une mononucléose infectieuse, ou une pneumonie de la bronche, ou une gangrène du-bout-du-nez ou que sais-je, ça serait probablement trop bien.* (Version fêteàlagrenouille)

*Et là,
Erylis brandit sa hache et... Sa hache ? Comment ça sa hache ? Depuis quand elle a une hache ? C'est pas Gimli que je sache, elle a pas de hache du tout ! Tssss, indic' de merde. Donc, je disais, Erylis brandit son sabre et...* (Version romanesquetêtrale)

Alors,
toujours convaincus que le sport ne nuit pas gravement à la santé mentale ? Je vous garantie que si. Demandez à ceux qui me connaissent, je suis déjà pas mal atteinte dans mon genre. Enfin moi ça a rien à voir, je l'étais déjà avant, je risque plus rien ^.^ En même temps c'est pas comme si c'était un scoop. Vous avez plus d'oxygène dans la cafetière, alors forcément ça tourne à vide. Et puis allez donc manger que du müsli avec du fromage blanc dégueulasse trois fois par jour pendant vingt ans, on verra bien comment vous allez finir... U.u

~°_Enora_°~,
apprentie disjonctée pour vous servir.

P.S. : Ce
fut un échantillon d'une chronique du sport par New Dawn. Non, je ne suis pas schizophrène, c'est juste mon nouveau chez moi : New Dawn

P.P.S. :
J-20 !!!
Ouahou, ça fait un bail O.o

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 13:06

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 14:44

Ahhh, la rentrée... *va se pendre mit un saule cogneur*

Ahhh, la rentrée... *va se pendre mit un saule cogneur*
Mercredi, le 3 septembre 2007 : jour de deuil.

16h57


Aujo
urd'hui est un jour triste. Nous venons de perdre nos plus chers amis, la Liberté, la Joie de Vivre, le Rire et l'Enjouement, au profit de la Déprime, de la Grisaille, du Dégoût et de la Lassitude qui caractérisent si bien l'ADET, cette organisation mafieuse qui use de toutes les tortures les plus basses jamais répertoriées dans le but de faire respecter ses maîtres mots. C'est donc aujourd'hui que la plupart des collégiens et lycéens qui peuplent notre beaaaaaau pays (Ahahaha) ont repris leurs Eastpacks couverts de badges de groupes, de tête de mort et de symboles d'anarchie pour retourner, les pieds traînants, la vêture d'enterrement d'usage et les yeux cers, dans l'antre de toutes les machinations les plus terribles que l'humanité ait jamais mis au profit de l'extermination en masse de la jeunesse. A côté les boîtiers anti-jeunes c'est de la fiente de hibou, je vous le garantie.

Il ne
faut pas perdre désespérément la boule de l'espoir, il y a quand même deux bons points à cette situation gravement morogène : ma classe n'a pas changé, et je n'ai pas cours le samedi matin. Voilà ce à quoi je vais devoir me raccrocher pendant une année entière. Avouez que ça fait quand même maigre, niveau motivation nécessaire au lever en pleine nuit 3 jours par semaine. Pour éviter le renouvellement des chutes du Niagara version mirettes de mézigue-même et la déshydratation, je vais faire l'impasse sur l'aspect relationnel - ou plutôt, non-relationnel - de la journée, pour passer directement à mon emploi du temps de merde qui me condamne à bosser seule comme une conne en pleine journée et rentrer à 19h30 tous les soirs. Ai-je déjà parlé de l'hystérique tyrannique et folle à lier que je vais devoir supporter sous le doux nom de "Professeur de Littérature" ? De l'incompréhension total et l'ensommeillement chronique qui sont visiblement les seuls effets qu'ont un débit ridiculement long de propos philosophiques à mon intention ? Non ? Eh bien voilà qui est chose faite.

Vous commencez à présent à discerner de loin la splendide année scolaire que je vais devoir affronter, une fois de plus. Je pense qu'il faudrait une solide formation de super-héros pour y résister, et jusqu'à preuve du contraire je ne me transforme pas en chauve-souris, je ne me précipite pas dans une cabine téléphonique pour réduire en charpie mes fringues avant de m'envoler, moulée dans un costumes bariolé ridicule, je ne projette pas de toile d'araignée et je ne sauve pas les gens. Alors pourquoi diable Merwyn a-t-il pensé que je serai en mesure de combattre le BAHUT, je vous le demande. Je regarde le souvenir de ma liberté partir au loin, comme un navire s'enfonçant peu à peu dans la brume, en partance pour un territoire auquel je n'accèderai jamais, restant sur le rivage à m'enfoncer dans ma propre brume, celle du désespoir. Et dire qu'il y a encore 6 immenses semaines avait que le bateau repasse...

Musique : This is the Life - Amy Mac Donald

~°_Enora_°~

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 11:16