20h47
Vous allez jamais me croire, mais les vacances sont déjà finies. Tout à fait. On a même pas eu le temps de les voir commencer, je suis totalement d'accord avec vous. Franchement, c'est pas honteux ? Avec tout le travail qu'on fait, toute l'année, on pourrait disposer d'un peu plus de temps libre que ça. Mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, le « gouvernement » *à prononcer en agitant les mains comme on prononcerait « Le Grand Dantoooooon »
Tout ça pour dire que c'est honteux. Attention, n'allez pas interpréter que j'ai passé des mauvaises vacances ! Oh non, bien loin de là. Les traditionnelles fêtes de famille, de fin d'année et tout le binz Nowelesque habituel passé – avec succès, comme vous pouvez l'observer : je suis saine et sauve, Merwyn soit béni -, je me suis enfuie l'espace d'une semaine chez mon amant (Qu'est-ce que c'est romantique dit comme ça ^^). La semaine classée dans le top 3 des plus belles de ma vie, en première place sûrement. Après un voyage en train un peu tumultueux (prenez six personnes, dont cinq très très vieilles, crachotantes et néerlandaises, une dame très pénible qui fait changer tout le monde de place, une ado et sa valise grosse comme une armoire, plus un sac, une fresque, cinq autres valises et sacs en tous genres, mettez le tout dans un minuscule compartiment à peine étouffant, remuez bien et laissez reposer quatre heures), je suis arrivée à la gare pour l'embrasser et le câliner pour la première fois depuis deux mois. Et vous pouvez pas savoir comme ça faisait du bien.
Ensuite on est rentrés chez lui et on s'est occupés, ben comme s'occuperaient des âmes-s½urs qui se sont pas vues depuis deux mois, je vais pas vous faire un dessin (avec ou sans mouton ?). Dimanche j'ai passé ma combinaison de super décoratrice (Appelez-moi Valérie Damidot), ai fermé la porte au nez de mon chéri (shame on me, shame on me *se flagelle*) et passé l'aprèm à redécorer son studio à force de miroirs, fresque, mots d'amour, images, et beaucoup de scotch et de patafix. D'accord, si vous y tenez, je vous transmettrai une photo – dès qu'il en aura prise, parce que j'ai, hum, comment dire... Oublié xD Il a aimé, ouf, quel soulagement. Moi qui avais peur que toutes les lumières, étagères, guirlandes de c½urs ou étoiles phosphorescentes sur les étagères, à présent noires, soient de trop.
Lundi on est allés voir Le Jour où La Terre S'arrêta au cinéma (j'ai pas compris la fin mais passon), mangé dans une crêperie aux prix exorbitants et squattée par des vieilles – mal – liftées qui papotent pendant des plombes sur leur shopping aux quatre coins de la planète, de leurs repas régimes et autres discussions ridicules mit le petit doigt levé sur les calories du Coca Light. Non mais j'vous jure... Après avoir payé – vous n'en revenez pas d'autant de savoir-vivre hein ? =P -, cinématé, cassé les fauteuils de la salle la plus minuscule que j'ai jamais vue, s'être ramassé devant les autres spectateurs et être rentrés, on a passé la soirée à un peu bosser, un peu lire et beaucoup rigoler. Vous saviez que Bonappe avait noyé son poisson rouge ? Si c'est pas malheureux autant de sauvagerie... Des litres de délires plus tard – « Peach ! »... C'est tout ce que j'ai à dire sur ce sujet U.u – et quelques épisodes de Grey's Anatomy... Le reste vous regarde pas. Non mais.
Mardi on a essayé, je dis bien essayé, d'aller à la patinoire. Malheureusement on dirait bien que les exs S émettent quelques difficulté à lire l'heure correctement, ainsi on a raté la séance et nous sommes retrouvés au cinéma à regarder Globule, le hamster aux yeux plus gros que des fonds de chaudron, Skeeter l'Homme-qui-s'était-fait-piquer-par-une-abeille-sur-la-langue-mais-n'arrêtait-pas-pour-autant-de-parler-d'aligators-devant-toute-une-assemblée, des types qui ont joué aux jeux vidéos toute leur vie et ça se sent, se faire agresser par des gosses hystériques et finir en esprit vide (Parce que je suis l'Esprit Vide. Enchanti..ée.).
Le Nouvel An s'est étonnamment détourné de la soirée merdique habituelle devant un plateau de crevettes chez mes parents, non, cette fois il s'est fait avec des ménestrels, Bonnemine et du sanglier. Ça vous en bouche un angle, hein ? Puis on a passé la nuit dans un manoir, dans la réplique exacte de la chambre de Wendy dans Peter Pan. Et tout ça sans substance hallucinogène, rien que de l'hypocras – gagnée en répondant à des questions débiles ayant pour réponse... Mordred -. Le reste de la semaine s'est déroulée sans évènement majeur : des crêpes, Grey's Anatomy – évidemment -, du squattage dans des librairies, rien de bien intéressant , pour vous en tout cas. Vie privée, ça vous dit quelque chose ? ^^
Il n'empêche que la séparation est, j'en ai l'impression, encore plus dure et douloureuse que la fois d'avant. Je me suis reretrouvée quatre heures dans ledit compartiment, à pleurer à chaudes larmes devant la mirette ébahie des autres passagers. Une fois rentrée ce fut encore pire : une chambre autrefois familière mais maintenant juste dérangeante, un lit froid et vide, plus qu'un écran et un clavier pour remplacer ses mains, sa peau, ses lèvres... Le choc est rude. Très rude. Sans compter les quelques heures seulement qui me séparent de la rentrée et du lycée, qui vont sûrement me propulser avec autant d'efficacité qu'un réacteur dans le Gouffre de l'Absolution de la déprime. Le vide, l'angoisse, la solitude, le manque, autant de sentiments et mille autres encore que seule sa présence rassurante pourrait combler. Hélas... L'attente, toujours, encore. Quand viendra-t-il ? Mystère et bézoard. Ma vie s'est mise sur pause, je ne suis plus qu'une poupée qui attend d'être réveillée par le baiser de son prince charmant. Alors embrasse moi... Vite...
P.S. : T'as jamais mangé de vers de terre ?!
~°_Enora_°~
